Etude de MutS à l’échelle de la molécule unique.
Fabien Guillemot (LPA)

Infos Complémentaires

en salle de conférence IV
(24 rue Lhomond, Paris, France)

Mardi 13 février 2007 à 10h30

Par micromanipulation et mesure de force sur molécule unique, avec un piège magnétique, ce travail a porté en partie sur l’étude du système de réparation « à longue distance » de l’ADN. Cette réparation fait intervenir pour son initiation les protéines MutS, MutL, et MutH et utilise un mécanisme non identifié précisément, qui lui permet d’agir à distance, entre un site de mésappariement de l’ADN (dû par exemple à une erreur de réplication), et un site proximal distant (hémi-méthylation de séquence GATC), ce qui permet de diriger la réparation sur le brin néosynthétisé. Certains modèles de l’action de la protéine MutS font intervenir une boucle dans l’ADN. Nous avons cherché à mettre en évidence une telle action sur un ADN double brin, contenant (ou ne contenant pas) un mésappariement. Nous n’avons pas mis en évidence de formation de boucle par MutS, qui soit spécifiquement liée à la présence d’un mésappariement. Ce résultat négatif semble donc exclure ce modèle de boucle spécifique.
Dans une deuxième partie, nous avons effectué des expériences de micromanipulation sur une jonction de Holliday (ADN en forme de croix, intermédiaire de recombinaison). Nous avons montré directement qu’il est possible d’extruder une jonction de Holliday, en sous-enroulant mécaniquement une molécule d’ADN comportant une séquence palindromique, et avons aussi déduit de ces expériences une mesure du pas de l’hélice de l’ADN. Dans une dernière partie, nous avons étudié l’influence du bromure d’éthidium sur l’ADN. Nous avons montré que la présence de cet agent intercalant peut induire une attraction non-spécifique, intra- ou inter- simple brins d’ADN.

en salle de conférence IV
(24 rue Lhomond, Paris, France)