Atomes froids dans des potentiels lumineux périodiques et quasi-périodiques.
Gilbert Grynberg (LKB-ENS, Paris)

Jeudi 9 janvier 1997

Les atomes peuvent être piégés et refroidis à des températures de l’ordre du micro-kelvin dans des potentiels lumineux résultant de l’interférence entre plusieurs faisceaux lasers. Les puits de potentiels ont une distribution spatiale périodique ou quasi-périodique selon le nombre de faisceaux : on obtient ainsi des situations analogues aux réseaux cristallins habituels avec cependant des différences essentielles : (i) les atomes sont liés par la lumière et non du fait de leur interaction, (ii) les échelles de longueur (pour le réseau) et de masse (pour les porteurs) diffèrent par plusieurs ordres de grandeur.

Les études expérimentales portent sur la température des atomes, sur la périodicité de la densité atomique, sur les excitations élémentaires, localisées et délocalisées, et sur le comportement dans un champ magnétique statique. De nouveaux potentiels (anti-plots par exemple) sont actuellement étudiés.