La Condensation de Bose-Einstein des origines à nos jours.
Franck Laloë

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Jeudi 28 janvier 1999

L’effet qui portait alors le nom de "phénomène d’Einstein" a été introduit par ce dernier dans un article écrit en 1925, mais les physiciens de l’époque (y compris Einstein) semblent avoir hésité à prendre cet effet au sérieux, en particulier Uhlenbeck dans sa thèse.

Ces réticences découlaient du fait que la notion de limite thermodynamique n’était pas encore bien comprise ; en fait la condensation de Bose-Einstein (CBE) dans un gaz parfait, fournissant un changement de phase exactement calculable, a stimulé la compréhension de leur nature générale en physique. Le phénomène a été ensuite presque oublié jusqu’à ce que London, en 1938, fasse l’hypothèse d’un lien profond entre la CBE et la superfluidité dans l’hélium liquide.

A nouveau, un certain scepticisme s’est exprimé, et toute la théorie de Landau de la superfluidité a été développée complétement independamment de la notion de CBE.

Plus récemment est apparu l’idée d’observer la CBE dans les gaz à très basse température ; après des années d’efforts, le résultat a effectivement été obtenu dans des gaz d’atoms alcalins de d’hydrogène atomique. Il est donc devenu intéressant de ré-examiner la théorie à partir des premiers principes, maintenant qu’on sait réaliser le phénomène dans un systême dilué - ou les effects des interactions doivent être calculables de facon bien plus précise que dans les systêmes liquides denses ; on peut ainsi étudier le mécanisme de la superfluididité et sa relation avec le phénomène de CBE.

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