Les nouvelles dimensions de l’univers.
Ignatios Antoniadis (CERN)

Jeudi 24 avril 2003

La théorie des cordes identifie les particules élémentaires, constituantes de la matière et de leurs interactions, avec les modes de vibration d’une corde. Elle réalise ainsi le mariage de la mécanique quantique avec la relativité générale et offre un cadre cohérent pour unifier toutes les forces fondamentales de l’univers. Des progrès théoriques récents ont ouvert la possibilité que la taille de la corde puisse être suffisamment grande pour être explorée dans les accélérateurs des particules dans un avenir proche, notamment au grand collisionneur des hadrons (LHC) au CERN.

Dans mon exposé, je vais décrire les motivations physiques et les implications expérimentales de cette idée.

Suivant cette hypothèse, notre univers forme une membrane tridimensionnelle dans un espace dont les dimensions transverses supplémentaires peuvent atteindre la taille d’un millimètre. Leur existence explique la faiblesse apparente de gravité par rapport aux autres interactions et prédit des modifications importantes de loi de Newton à l’échelle du millimètre. D’autre part, cette théorie a des conséquences spectaculaires pour les futurs accélérateurs, notamment la production des nouvelles particules et l’émission de gravitons dans les dimensions supplémentaires.