Physique auprès des grands lasers LIL et LMJ.
Jean-Pierre Chièze (Centre d’Etude de Saclay, CEA et ILP, Université Bordeaux I)

Jeudi 11 décembre 2003

Grâce aux installations en cours de réalisation au Centre d’Etudes Scientifiques et Techniques d’Aquitaine du CEA (CESTA), dans le cadre du programme "Simulation", il sera possible de produire prochainement dans un laboratoire, des plasmas dans des conditions extrêmes de densité et de température.

Mis en service à la fin de la décennie, le Laser Mégajoule (LMJ), grand équipement de recherche conçu pour l’exploration de la fusion thermonucléaire par confinement inertiel, sera disponible une partie du temps pour les recherches propres de la communauté scientifique internationale. D’ici là, une installation prototype baptisée "Ligne d’Integration Laser" ou LIL, également accessible pour la recherche civile, délivrera dans un premier temps une énergie totale de 30 kilojoules en quelques nanosecondes.

Après avoir précisé les caractéristiques essentielles de ces installations, j’esquisserai, en m’appuyant sur quelques réalisations expérimentales, un panorama des activités qui seront menées sur ces instruments. Partant du thème fédérateur des sciences de la fusion par confinement inertiel, je présenterai quelques aspects de la physique de la matière soumise à de hautes densités d’énergie, les nouveaux champs d’investigations qui s’ouvrent pour l’astrophysique, ainsi que les principales orientations en recherche et développement portant sur les domaines associés de l’optique et des lasers.