Du hasard bénin au hasard sauvage
Raoul Robert (Institut Fourier, Grenoble)

Jeudi 4 novembre 2004

Suivant la terminologie introduite par B. Mandelbrot, on qualifie de hasard bénin les phénomènes aléatoires qui se laissent décomposer en une partie déterministe plus une fluctuation aléatoire (généralement Gaussienne).

Par opposition, on qualifie de hasard sauvage les phénomènes où cette décomposition n’est plus pertinente, où les variables aléatoires ne sont plus Gaussiennes et même sont souvent de variance infinie. Sous cette appellation on trouve entre autres la turbulence hydrodynamique et les marchés financiers.

En partant de l’oeuvre de Paul Lévy, on donnera un aperçu des questions posées par les situations de hasard sauvage.