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Interaction porteur-phonons dans les boîtes quantiques InAs/GaAs : Polarons électroniques et polarons excitoniques.
Vanessa PREISLER (LPA)

Infos Complémentaires

En salle de conférence IV (24 rue Lhomond, Paris 5, France).

Lundi 10 juillet 2006 à 14h00

Cette thèse présente une étude des électrons, trous, et excitons confinés dans des boîtes quantiques InAs/GaAs, en prenant en compte leur couplage avec les phonons longitudinaux optiques (LO) du réseau cristallin. Nous montrons que les porteurs confinés dans les boîtes quantiques sont en régime de couplage fort avec ces phonons, et que la conséquence de ce couplage est la formation de particules mixtes porteur-phonon, appelées polarons.

Dans un premier temps, l’interaction électron-phonon ainsi que trou-phonon est étudiée expérimentalement par spectroscopie dans l’infrarouge lointain (50-700 cm-1) sous champ magnétique intense (0-28 T). L’intérêt d’un champ magnétique est de déplacer les transitions électroniques, afin de les amener en résonance avec les phonons, là où les effets du couplage sont le plus évidents. Pour interpréter les résultats expérimentaux, nous avons calculé le couplage entre les états électroniques et les états de phonons LO en utilisant l’Hamiltonien de Fröhlich. On détermine ainsi les états polarons et les forces d’oscillateurs, qui sont en bon accord avec les résultats expérimentaux.

Dans un deuxième temps, nous étudions le couplage des paires électron-trou ou excitons avec les phonons LO. Les transitions interbandes sont sondées dans des expériences de magnetophotoluminescence pour des champs magnétiques allant jusqu’au 28 T. A cause des fluctuations de taille, de composition, et de forme des boîtes quantiques auto-organisées, les pics de photoluminescence sont élargis d’une façon inhomogène. Pour minimiser cet élargissement, des expériences de photoluminescence résonante et d’excitation de la photoluminescence sont effectuées, pour lesquelles un sous-ensemble de boîtes homogènes est sélectionné. Nous calculons les états de polarons excitoniques, ce qui nous permet de déterminer le spectre d’absorption des boîtes quantiques. Un bon accord théorie-expérience est obtenu.

En salle de conférence IV (24 rue Lhomond, Paris 5, France).